Le personnage Annie Ernaux : qui dit « je » dans Écrire la vie ?

Chez Annie Ernaux, en dépit d’une volonté d’élucidation sociohistorique souvent mise en avant, l’objectivation théorique est toujours prise dans l’épaisseur romanesque de la mémoire et de la sensation. Le « je transpersonnel », auquel recourt le plus souvent l’auteure d’ Écrire la vie, ne correspond...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Dussart, François
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2022
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Chez Annie Ernaux, en dépit d’une volonté d’élucidation sociohistorique souvent mise en avant, l’objectivation théorique est toujours prise dans l’épaisseur romanesque de la mémoire et de la sensation. Le « je transpersonnel », auquel recourt le plus souvent l’auteure d’ Écrire la vie, ne correspond ni à une généralisation de l’expérience, ni à une vaine contemplation « narcissique » : il est plutôt le signe d’un Narcisse négatif, d’une disparition énigmatique dans l’altérité. Un romanesque de l’autre – de soi devenant autre – apparaît en effet, étroitement lié à l’énonciation décentrée et au devenir-imperceptible d’une femme qui se dissout dans la lumière.