Michèle Finck, Giacometti et les poètes – « Si tu veux voir, écoute », Hermann, 2012, 249 p.
Soucieuse de relier le minéral à la pensée et d’identifier dans le premier les lois censées déterminer la seconde, l’épistémologie poétique de Caillois n’aborde que rarement la question de l’émergence de la vie. La conception selon laquelle la nature, récurrente dans ses modèles, ne procède que par...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2013
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Soucieuse de relier le minéral à la pensée et d’identifier dans le premier les lois censées déterminer la seconde, l’épistémologie poétique de Caillois n’aborde que rarement la question de l’émergence de la vie. La conception selon laquelle la nature, récurrente dans ses modèles, ne procède que par bonds, sans transitions, ne porte pas volontiers le contemplateur conquis par la sérénité minérale à considérer « telle gelée précaire ou frémissante où les chimistes se plaisent à guetter les premiers balbutiements de la vie ». Une double irradiation métaphorique du vivant dans la pierre et de la pierre dans le vivant anime pourtant ses textes, et de brefs récits de genèse, inspirés par une biologie conjecturale qui n’est pas sans rapport avec la science et la philosophie biologiques du moment, conduisent Caillois à penser le vivant, mais en le saisissant à travers le prisme mélancolique du vécu et de la survie, dont les fossiles lui fournissent le « chiffre ». |
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