Les genres de travers. Littérature et transgénéricité, Études réunies par Dominique Moncond’huy et Henri Scepi, La Licorne, n° 82, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007

RésuméSuivant la fiction qu’il construit, Antoine Volodine traduit les œuvres « post-exotiques » de ses personnages. Derniers survivants de la culture révolutionnaire, relégués dans un monde concentrationnaire, ces personnages produisent une littérature dans la langue de la révolution, comme pour ré...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Mégevand, Martin
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2008
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméSuivant la fiction qu’il construit, Antoine Volodine traduit les œuvres « post-exotiques » de ses personnages. Derniers survivants de la culture révolutionnaire, relégués dans un monde concentrationnaire, ces personnages produisent une littérature dans la langue de la révolution, comme pour résister à l’anéantissement ; hors du monde concentrationnaire, leur camarade Volodine recueille les œuvres qui lui parviennent et les fait paraître en français. Il s’agit de considérer comment ce dispositif conditionne le lecteur à recevoir la fiction comme une œuvre de témoignage. D’un côté, la langue de la révolution reste une arme de combat (une contre-langue), et en minorant le français, Volodine en témoigne. D’un autre côté, cette langue subit les effets de l’entropie, du fait qu’elle est une langue quasi-morte, que ses locuteurs perdent la faculté de parler ; et cela aussi, la langue de traduction de Volodine doit l’inscrire. Expérience de mort et de régénération, la littérature post-exotique est comme une bouteille à la mer ; survivance de l’original, la traduction offre une culture en héritage.