Philippe Mesnard, Témoignage en résistance. Paris, Stock, coll. Un ordre d’idées, 2008, 420 p.
RésuméSuivant la fiction qu’il construit, Antoine Volodine traduit les œuvres « post-exotiques » de ses personnages. Derniers survivants de la culture révolutionnaire, relégués dans un monde concentrationnaire, ces personnages produisent une littérature dans la langue de la révolution, comme pour ré...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2008
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| 總結: | RésuméSuivant la fiction qu’il construit, Antoine Volodine traduit les œuvres « post-exotiques » de ses personnages. Derniers survivants de la culture révolutionnaire, relégués dans un monde concentrationnaire, ces personnages produisent une littérature dans la langue de la révolution, comme pour résister à l’anéantissement ; hors du monde concentrationnaire, leur camarade Volodine recueille les œuvres qui lui parviennent et les fait paraître en français. Il s’agit de considérer comment ce dispositif conditionne le lecteur à recevoir la fiction comme une œuvre de témoignage. D’un côté, la langue de la révolution reste une arme de combat (une contre-langue), et en minorant le français, Volodine en témoigne. D’un autre côté, cette langue subit les effets de l’entropie, du fait qu’elle est une langue quasi-morte, que ses locuteurs perdent la faculté de parler ; et cela aussi, la langue de traduction de Volodine doit l’inscrire. Expérience de mort et de régénération, la littérature post-exotique est comme une bouteille à la mer ; survivance de l’original, la traduction offre une culture en héritage. |
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