Terrains africains, de la dénonciation au militantisme
RésuméSi le terrain est généralement, pour le géographe « humain », une expérience fondamentale et professionnellement fondatrice, mais aussi une source de légitimation de son travail scientifique, on peut se demander si les terrains de l’Ailleurs, ceux pour lesquels il est appelé à sortir de sa cul...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2010
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméSi le terrain est généralement, pour le géographe « humain », une expérience fondamentale et professionnellement fondatrice, mais aussi une source de légitimation de son travail scientifique, on peut se demander si les terrains de l’Ailleurs, ceux pour lesquels il est appelé à sortir de sa culture de référence, sont pour lui spécifiques. Les terrains d’Afrique subsaharienne, investis par les géographes occidentaux, sont plus particulièrement relatés ici. Les géographes français dits africanistes, de la fin des années trente (Richard-Molard) à la fin des années soixante (Gallais, Pélissier, Sautter), ont accordé au terrain une place majeure : il leur permettait de dénoncer les crises dont ils faisaient l’expérience dans le cadre de leurs longs séjours sur place. La durée légitimait la connaissance des situations et, de ce fait, la dénonciation qu’ils pouvaient formuler des conséquences de la colonisation. Pour l’Afrique subsaharienne la dénonciation des crises ne se limite néanmoins pas à cette époque, ni à ce groupe particulier de géographes. Loin des débats souvent polémiques qui ont enveloppé la géographie africaniste française, elle se retrouve, par les mêmes voies, dans une dénonciation militante donnant lieu à une géographie critique. Chez Michael Watts aux États-Unis, par exemple, le terrain est aussi le lieu d’expérience permettant, à lui seul, de dénoncer la violence (vécue et subie), les crises environnementales et les abus des pouvoirs dits légitimes. |
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