Voir, juger, découvrir : la place du regard dans la Querelle du Cid
Dans la Querelle du Cid, le regard est au cœur des débats ; cela tient à ce qu’il est toujours, explicitement ou non, articulé à la question du jugement. Révélatrice des pensées de la vision, cette querelle voit s’opposer deux représentations très différentes du regard du spectateur, qui correspond...
Guardado en:
| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2013
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Dans la Querelle du Cid, le regard est au cœur des débats ; cela tient à ce qu’il est toujours, explicitement ou non, articulé à la question du jugement. Révélatrice des pensées de la vision, cette querelle voit s’opposer deux représentations très différentes du regard du spectateur, qui correspondent aux deux camps de la controverse. Les détracteurs de la pièce stigmatisent l’œil du public abusé par un éclat trompeur et incapable de fonder un jugement légitime ; mais cette passivité du regard peut être mise à profit dans une manipulation poétique à des fins morales et politiques. Ses partisans mettent au contraire en avant un regard actif, inscrit dans une dynamique affective, et source de plaisir et de vérité. Ce regard « juge » trouve un homologue dans la pièce de Corneille, lui aussi scandaleux : c’est celui du roi Don Fernand qui découvre publiquement la passion de Chimène (acte IV, sc. 4). La logique interne de la pièce rejoint donc la logique de la représentation théâtrale pour faire du regard un acte social, capable de questionner les normes. |
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