Masques auctoriaux et éditoriaux dans quelques pamphlets anti-huguenots
Cette étude lève le voile sur la figure de l’auteur et de l’éditeur de trois pamphlets anti-huguenots écrits au tournant des XVIe et XVIIe siècles et analyse les jeux de cache-cache des auteurs, qui se dissimulent tantôt sous l’anonymat ( Le Nouveau Panurge ( ca 1615) et sa Suitte (1623)), tantôt s...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2013
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cette étude lève le voile sur la figure de l’auteur et de l’éditeur de trois pamphlets anti-huguenots écrits au tournant des XVIe et XVIIe siècles et analyse les jeux de cache-cache des auteurs, qui se dissimulent tantôt sous l’anonymat ( Le Nouveau Panurge ( ca 1615) et sa Suitte (1623)), tantôt sous des abréviations ( La Cabale des Reformez (1597), signée de la main d’un certain I. D. C.), tantôt sous un pseudonyme ( Le Mercure Reformé ( ca 1620), signé de la main d’un certain Jacob d’Horel, pseudo-ministre de la parole de Dieu). Loin de se masquer complètement, les pamphlétaires laissent des indices de leur identité, que ce soit par des références à l’actualité ou par la présence de nombreuses anagrammes dans le texte. Mais la dissimulation ne touche pas seulement la persona de l’écrivain. Privilèges royaux et pages de titre participent de cette supercherie. Un grand nombre de ces textes sont publiés sous des adresses éditoriales imaginaires et dans des villes fictives, souvent protestantes pour railler les adeptes de la Réforme. L’étude révèle que ces subterfuges non seulement s’inscrivent dans la tradition de la polémique religieuse, mais aussi relèvent d’un langage codé, propre au pamphlet. |
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