L'anonymat à la Comédie-Italienne : un enjeu ou un outil ?
La Comédie-Italienne du dernier dix-huitième siècle suit toujours les pratiques de composition de son parent, l’ancienne tradition de la commedia dell’arte. L’improvisation, l’auctorialité collective, la réécriture et le recyclage de trames, personnages et situations sont les conditions d’une sorte...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2013
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La Comédie-Italienne du dernier dix-huitième siècle suit toujours les pratiques de composition de son parent, l’ancienne tradition de la commedia dell’arte. L’improvisation, l’auctorialité collective, la réécriture et le recyclage de trames, personnages et situations sont les conditions d’une sorte d’anonymat normatif, selon lequel l’auteur précis d’une pièce à tel ou tel moment est obscurci parmi une foule de collaborateurs dont les contributions individuelles sont rarement reconnues. Ceci n’est pas un anonymat choisi pour des raisons idéologiques, stylistiques, ou commerciales : l’écrivain de canevas se trouve plutôt obligé de subsumer son identité dans celle de la troupe. Pour un auteur qui voudrait affirmer son statut d’auteur célèbre, tel que Carlo Goldoni (arrivé en 1762), une telle situation paraîtrait désastreuse. Comment se créer en tant qu’auteur et génie individuel quand il n’a même pas la possibilité d’afficher son nom sur ses œuvres ? |
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