Les intermittences du nom d'auteur dans les premiers recueils collectifs (1597-1607)

Analysée selon l’histoire de la propriété littéraire, la masse des recueils collectifs publiés entre 1597 et 1630 constitue un cas exemplaire dans la mesure où succède à une première époque marquée par la disparité des usages en matière de nom d’auteur (1597-1607) un temps où le nom de l’écrivain ma...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Folliard, Melaine
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2013
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Analysée selon l’histoire de la propriété littéraire, la masse des recueils collectifs publiés entre 1597 et 1630 constitue un cas exemplaire dans la mesure où succède à une première époque marquée par la disparité des usages en matière de nom d’auteur (1597-1607) un temps où le nom de l’écrivain marque systématiquement un texte (1609-1630). Principalement nommé, l’auteur devient une catégorie esthétique et définit de façon tranchée un statut fonctionnel pour le texte poétique. L’expérience que nous souhaitons engager ici repose justement sur des textes saisis en défaut d’auteur. Est-il possible d’appréhender un statut spécifique pour des poèmes qui ne portent pas, ou pas toujours, le nom de leur auteur ? Dans les premiers recueils collectifs, l’anonymat possède-t-il une fonction purement négative (que l’histoire corrigerait) ou bien des fonctions spécifiques, esthétiques ou sociales ? En amont du siècle de Furetière, faut-il penser que l’anonymat est une qualité discrète de l’auteur ? Ou bien peut-on le concevoir en dehors de l’auteur ?