Partage de l'autorité et anonymisation de l'œuvre : patronymes et signatures dans l'œuvre imprimée de François Patrice de Sienne
Loin de ne proposer que deux pôles d’assignation de l’œuvre, la mention du nom de l’auteur, d’une part, et la marque/adresse de l’imprimeur, de l’autre – au mieux, toutes deux présentes sur la page de titre –, la matérialité du livre renaissant constitue un espace complexe où se rencontrent de multi...
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| Tác giả chính: | |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2013
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Loin de ne proposer que deux pôles d’assignation de l’œuvre, la mention du nom de l’auteur, d’une part, et la marque/adresse de l’imprimeur, de l’autre – au mieux, toutes deux présentes sur la page de titre –, la matérialité du livre renaissant constitue un espace complexe où se rencontrent de multiples signatures, explicites ou plus discrètes. De la mention d’une première autorité de l’imprimeur sur le livre produit, indiquée dès le privilège, au colophon, voire à la reliure de l’ouvrage, où le propriétaire dépose également sa marque, en passant par le portrait de l’auteur en frontispice, les multiples paratextes auctoriaux et éditoriaux, les pièces liminaires de tiers, etc., le livre ancien propose un ensemble de lieux où trouve à s’affirmer, selon diverses modalités, une signature collective ou des signatures distinctes, qui témoignent à la fois de la collaboration qui a donné naissance à l’œuvre mais également de la concurrence qui y réside. Produit d’une auctorialité plurielle, l’œuvre littéraire imprimée apparait ainsi traversée par divers procédés d’appropriation, dont les formes textuelles et non-textuelles (mention du nom, devise, marque d’imprimeur, matériel typographique et bois employés, textes d’autorisation, etc.) témoignent des multiples modalités de communication qui s’établissent entre le lecteur et ces différents « acteurs » que sont le rédacteur du texte, l’imprimeur, le libraire, l’illustrateur, le traducteur, le préfacier, voire le graveur de caractères. L’examen du dispositif de présentation d’une œuvre remaniée tout au long du XVIe siècle, issue des écrits du compilateur médiéval François Patrice de Sienne, permettra de mettre en évidence ces jeux de réappropriation successifs qui finissent par souligner l’appartenance de l’ouvrage à ce qu’on appellera par la suite le « domaine public ». |
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