« Le fils d'Ulysse ne pouvait goûter que ce qui était vrai » : Fénelon entre Homère et Augustin
L’un des processus les plus audacieux de christianisation de la fable antique dans le Télémaque de Fénelon est sans doute l’inversion de la caractérisation et donc de la valeur héroïque du personnage d’Ulysse. Le récurrent menteur d’Homère devient le héros de l’intégrité et de la tempérance verbale...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2012
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’un des processus les plus audacieux de christianisation de la fable antique dans le Télémaque de Fénelon est sans doute l’inversion de la caractérisation et donc de la valeur héroïque du personnage d’Ulysse. Le récurrent menteur d’Homère devient le héros de l’intégrité et de la tempérance verbale léguées en héritage inaliénable à Télémaque. L’examen de la conversion d’Ulysse à la vertu de véracité permet alors de retrouver une filiation entre le modèle homérique et l’invention fénelonienne : il apparaît que le roman de Télémaque renouvelle les questionnements que la geste ulysséenne poursuit à l’égard de l’identité du sujet dans son rapport à la divinité. Poser la question du rapport de l’homme à la vérité, c’est en effet poser la question de sa part à l’Être. En modifiant le régime théologique dans lequel évoluaient les personnages d’Homère, Fénelon a bien mis dans leur bouche la parole pleine et fidèle à laquelle Augustin identifie l’Être. |
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