Distinguer le flatteur de l'ami. La vertu antique face à la galanterie dans Les Aventures de Télémaque
L’assentiment que Fénelon donne à la morale antique correspond à sa tiédeur en regard de la vogue galante. Cet article s’intéresse à ces deux attitudes en ce qu’elles se conjuguent, au sein des Aventures de Télémaque, en une critique de la flatterie. À la manière de Plutarque dans le traité qu’il c...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’assentiment que Fénelon donne à la morale antique correspond à sa tiédeur en regard de la vogue galante. Cet article s’intéresse à ces deux attitudes en ce qu’elles se conjuguent, au sein des Aventures de Télémaque, en une critique de la flatterie. À la manière de Plutarque dans le traité qu’il consacre au sujet, Fénelon explique la prédisposition à la flatterie par la méconnaissance de soi-même. Son roman montre comment flatteurs et séductrices tirent parti de l’orgueil des puissants pour s’insinuer jusqu’à leur cœur. Tout comme la galanterie, la flatterie constitue un art de se faire aimer. Elle contrefait l’amitié véritable ; ne possédant pas la finalité morale de celle-ci, elle se résorbe en belles manières. Fénelon révèle ainsi les limites de toute éthique du plaire, alors qu’il propose une vertu s’appuyant sur l’examen de conscience – seul rempart efficace contre les courtisans déversant leurs éloges à tort et à travers – et prenant pour fin le bien commun. Ce sont la modestie et le sacrifice de soi qui rendent, peut-être, aimable. |
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