« Gardons-nous de faire un Antoine d'un Alexandre ». Galanterie et héroïsme antique sur les scènes parisiennes (1630-1640)
Au seuil de son étude de la galanterie dans le théâtre tragique, Carine Barbafieri rappelle combien la galanterie a mauvaise presse dans l’univers tragique français. On parle pourtant beaucoup d’amour sur les planches parisiennes, et ce alors même que les personnages se voient dans une situation...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2012
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Au seuil de son étude de la galanterie dans le théâtre tragique, Carine Barbafieri rappelle combien la galanterie a mauvaise presse dans l’univers tragique français. On parle pourtant beaucoup d’amour sur les planches parisiennes, et ce alors même que les personnages se voient dans une situation critique. Alors que le modèle historique cornélien s’impose, qui entend faire de l’amour et de ses badineries une broderie, ses rivaux perpétuent un modèle tout entier articulé, précisément, autour du sentiment. Il apparaît ainsi que si le terme est banni de la scène, il n’en va certes pas de même de la chose. Perfection morale, civique, diplomatique, politique, la galanterie irrigue l’ensemble du personnel tragique, si bien qu’elle ne saurait, en elle-même, constituer un enjeu de la concurrence dramatique. Elle fonctionne en revanche comme un élément incontournable dont la souplesse permet précisément l’ajustement du héros à tel ou tel enjeu de la composition, ce qui l’inscrit de manière encore plus profonde au cœur de la concurrence théâtrale.
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