Âpre modernité : la représentation de la galanterie des anciens dans les œuvres d'Anne de La Roche-Guilhen

Auteur de nouvelles à forte teneur galante, Anne de La Roche-Guilhen accorde une place notable à l’Antiquité dans un tiers de ses ouvrages où elle privilégie un univers romain coloré de rudesse : elle y traite de cas amoureux extrêmes, s’attarde peu aux grands hommes dont elle creuse les failles, pr...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Trivisani-Moreau, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2012
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Auteur de nouvelles à forte teneur galante, Anne de La Roche-Guilhen accorde une place notable à l’Antiquité dans un tiers de ses ouvrages où elle privilégie un univers romain coloré de rudesse : elle y traite de cas amoureux extrêmes, s’attarde peu aux grands hommes dont elle creuse les failles, privilégie une période impériale marquée au sommet de l’Etat par des mœurs relâchées. La représentation de la romanité épouse l’ambiguïté d’un tel traitement galant : ne renvoyant plus nécessairement au courage, elle entre dans un jeu rhétorique, tandis que la galanterie entraîne tantôt rejet, tantôt adhésion. Pratiquée surtout par des poètes, la galanterie, art de la parole, passe par une dissimulation qui reflète la complexité d’une société où se mêlent intérêts privés et politique : la ressemblance avec la France de Louis XIV apparaît à travers la dissociation entre vertu et habitus social et touche particulièrement les femmes, victimes de cette galanterie qui aurait dû les servir.