L'Astrate de Quinault et l'Alexandre de Racine : deux illustrations divergentes de la galanterie des anciens
Représentés à un an d’intervalle (1664-1665), Astrate de Quinault et Alexandre de Racine connurent tous deux le succès, fondé sur le mélange d’un argument historico-héroïque et d’un traitement galant. Mais une analyse comparée de leurs inventio et dispositio révèle qu’au-delà du commun tribut pa...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2012
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Représentés à un an d’intervalle (1664-1665), Astrate de Quinault et Alexandre de Racine connurent tous deux le succès, fondé sur le mélange d’un argument historico-héroïque et d’un traitement galant. Mais une analyse comparée de leurs inventio et dispositio révèle qu’au-delà du commun tribut payé à la mode de la galanterie, ces adaptations amoureuses de l’histoire antique sont bien différentes : Quinault utilise l’antiquité pour renforcer le sentiment de l’illusion théâtrale, Racine pour donner plus de vraisemblance à l’action et estomper quelque peu le caractère galant de sa tragédie. La galanterie des anciens est mise au service de l’« illusion comique » chez l’un et de l’ imitation classique chez l’autre. Le succès d’ Alexandre ne fut-il donc pas le résultat d’un malentendu ? Le public ne s’est-il pas trompé en pensant que Racine, peintre d’un Alexandre amoureux, avait réussi à concilier Corneille et Quinault, la tragédie historique et la tragédie galante ? |
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