Le « bon usage » de Gilles Ménage : analyse du discours d’un grammairien érudit
La norme du français classique s’est mise en place au XVIIe siècle. Les Remarques de Vaugelas (1647) ont été poursuivies principalement par Bouhours et Ménage, dont on examine les Observations sur la langue françoise (partie I, 2e éd., 1675). On analyse d’abord le traitement des sources, mettant e...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2015
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La norme du français classique s’est mise en place au XVIIe siècle. Les Remarques de Vaugelas (1647) ont été poursuivies principalement par Bouhours et Ménage, dont on examine les Observations sur la langue françoise (partie I, 2e éd., 1675). On analyse d’abord le traitement des sources, mettant en évidence la richesse et la multiplicité des références de Ménage : les observateurs et les utilisateurs de la langue (auteurs antiques et français). On dégage ensuite les dispositions types du discours de Ménage : 1) des observations partant des Remarques de Vaugelas, modèle très fréquent ; 2) des observations partant d’explications étymologiques ; 3) des règles posées d’emblée ; 4) des usages clivés : Paris / Province, prose / poésie. On détermine enfin le traitement de l’histoire : Ménage fait fréquemment la distinction entre « anciennement » et « présentement » ; il ajoute souvent « et depuis déjà longtemps », attestant d’une synchronie plus large que Vaugelas et Bouhours ; il relève même, parfois, que « les anciens et les modernes » parlent et écrivent de la même façon. |
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