L’intelligence artificielle : une histoire de civilisation ?
RésuméEn suivant la grille d’analyse de Thomas Kuhn, il est possible de comprendre les controverses autour d’une « conscience IA » comme le reflet de paradigmes divergents – parfois incommensurables – qui organisent la pensée scientifique elle-même. Chaque paradigme repose sur des présupposés ontolo...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméEn suivant la grille d’analyse de Thomas Kuhn, il est possible de comprendre les controverses autour d’une « conscience IA » comme le reflet de paradigmes divergents – parfois incommensurables – qui organisent la pensée scientifique elle-même. Chaque paradigme repose sur des présupposés ontologiques, des méthodes, des critères de validité et des attentes distincts, en somme, sur une vision du monde implicitement normative. Au travers des écrits de leurs adeptes, nous en examinons deux – le paradigme fonctionnaliste, largement prédominante, avec son corollaire le transhumanisme, et le paradigme constructiviste, issu des sciences sociales et de l’épistémologie historique, qui propose de considérer que la conscience – comme concept et comme statut – est toujours construite dans un contexte donné. Or, même s’ils semblent s’écarter des critères du fonctionnalisme au sens strict, les constructivistes ne le remettent pas en cause : bien au contraire, ils le confirment en y superposant une réflexion sur ses effets discursifs ou sociétaux. Les discours sur les « droits des IA » ou les chartes éthiques (« ethic washing ») pour la reconnaissance d’une « conscience numérique » relèvent de cette approche : ils prétendent dépasser le dualisme nature/artifice, mais confortent en réalité le primat fonctionnel de la performance. |
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