Un travail à soi ? Les zones grises du travail en détention dans les prisons états-uniennes de l’après-guerre
RésuméLorsqu’on parle du travail des personnes détenues, les premières images qui viennent en tête sont celles d’un travail contraint, dirigé et voulu par l’administration pénitentiaire. Les institutions pénales de l’après-guerre états-unien laissent pourtant entrevoir une réalité plus complexe : au...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2026
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | RésuméLorsqu’on parle du travail des personnes détenues, les premières images qui viennent en tête sont celles d’un travail contraint, dirigé et voulu par l’administration pénitentiaire. Les institutions pénales de l’après-guerre états-unien laissent pourtant entrevoir une réalité plus complexe : au travail formel des personnes détenues s’ajoutait en effet une gamme variée d’activités informelles. Ces zones grises du travail en détention créaient la possibilité pour les personnes détenues de travailler pour elles-mêmes, sans pour autant les émanciper entièrement des structures coercitives du contexte carcéral. Cet article se propose d’explorer à la fois les espaces d’autonomie ouverts par ces pratiques, et leur traitement par les administrations pénitentiaires états-uniennes de l’après-guerre. La contrebande, l’art, l’artisanat, ainsi que les activités politiques des personnes détenues apparaissent alors comme autant d’exemples où le travail informel se révèle indissociable des structures formelles des institutions pénitentiaires. |
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