Cimetières pour les animaux de compagnie et micro-rites funéraires

Dans cet article, nous étudierons les liens d’attachement des hommes envers les animaux de compagnie après leur mort au travers des cimetières qui leur sont réservés en France. Que signifie ce choix ? S’agit-il de rites funéraires ? Au vu de cet attachement post mortem, les frontières entre humanit...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Veyrié, Nadia
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2020
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Dans cet article, nous étudierons les liens d’attachement des hommes envers les animaux de compagnie après leur mort au travers des cimetières qui leur sont réservés en France. Que signifie ce choix ? S’agit-il de rites funéraires ? Au vu de cet attachement post mortem, les frontières entre humanité et animalité sont-elles déplacées, voire poreuses ? En premier lieu, nous contextualiserons ce travail en précisant comment une sensibilité s’est construite envers les animaux devenus « de compagnie » grâce au mouvement singulier de la protection animale et des lois mises en œuvre dès le xixe siècle. Ensuite, à l’appui de l’étude de deux différents cimetières des animaux – celui fondateur d’Asnières et celui de Grimbosq en Normandie –, nous interrogerons aujourd’hui la nature de l’attachement des hommes envers leurs animaux. Nous évoquerons la manifestation de ce qui nous semble être des micro-rites funéraires. Enfin, cette pratique semble être un analyseur de notre rapport à la mort, au deuil et aux rites funéraires comme piliers de l’humanité. En réalité, le devenir de la dépouille mortelle des animaux de compagnie dans ces cimetières témoigne-t-il uniquement d’un anthropomorphisme et/ou d’une tout autre manifestation de la sensibilité dans notre société ?