Bernard Maris, Houellebecq économiste, Paris, Flammarion, 2014, 155 pages.

On s’appuie sur le roman de Balzac, Eugénie Grandet, pour questionner les formes de l’intérêt qui s’y trouvent représentées dans les personnages du père Grandet et de sa fille Eugénie, et faire apparaître, au-delà d’une rationalité économique, les pathologies à l’œuvre dans la recherche de l’intérê...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Κύριος συγγραφέας: Baron, Christine
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2016
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:On s’appuie sur le roman de Balzac, Eugénie Grandet, pour questionner les formes de l’intérêt qui s’y trouvent représentées dans les personnages du père Grandet et de sa fille Eugénie, et faire apparaître, au-delà d’une rationalité économique, les pathologies à l’œuvre dans la recherche de l’intérêt. Le père Grandet, qui incarne l’avare habile, n’échappe aux impasses du thésauriseur que pour être dévoré d’un désir d’argent qui oscille entre raison et déraison. Eugénie, qui d’abord oppose au délire de l’avare l’obstination d’une jeune femme amoureuse, échoue à s’émanciper du despotisme de son père. Les deux personnages expriment les contradictions du désir d’argent et des discours rationnels sur ce désir. En contrepoint de la thèse libérale selon laquelle le désir d’argent canalise le despotisme, ils font apparaître que le despotisme à l’égard d’autrui, entendu comme la manipulation du désir d’autrui, peut être le motif le plus profond de la recherche de l’argent.