Le stade, terrain de jeu de l’extrême droite italienne : soupape de sécurité ou fabrique du consensus ?
En Italie, le stade est un lieu privilégié d’observation des stratégies politiques des groupes radicaux et de leurs interactions avec les élus locaux. La Ligue du Nord s’est insérée dans le monde du sport en promouvant des personnalités issues de la sous-culture ultrà. L’étude ethnographique de deu...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2015
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | En Italie, le stade est un lieu privilégié d’observation des stratégies politiques des groupes radicaux et de leurs interactions avec les élus locaux. La Ligue du Nord s’est insérée dans le monde du sport en promouvant des personnalités issues de la sous-culture ultrà. L’étude ethnographique de deux tifoserie parmi les plus violentes en Italie, celles de l’Atalanta de Bergame et celle du Hellas de Vérone, permet de démêler les liens entre la production d’une masculinité agressive, la radicalité politique et l’exercice du pouvoir à l’échelle locale. Il existe d’étroites corrélations entre les comportements rituels des supporters et les modalités d’action de la Ligue du Nord. Les élus issus de l’extrême droite décrivent le stade comme une « soupape de sécurité » où les milieux les plus révoltés trouveraient un exutoire à leur violence, mais il constitue plus probablement un lieu où promouvoir la tribalisation des masses pour renforcer leur consensus. |
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