Les midinettes, avant-garde oubliée du prolétariat
Derrière la midinette, aux amours sincères mais légères, c’est le « sweating system » de la couture à domicile qui se profile. Figure essentielle de la féminité dans l’imaginaire masculin, la midinette est ainsi associée à cette forme de sous-traitance en cascade qui alimente la confection des gran...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2014
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Derrière la midinette, aux amours sincères mais légères, c’est le « sweating system » de la couture à domicile qui se profile. Figure essentielle de la féminité dans l’imaginaire masculin, la midinette est ainsi associée à cette forme de sous-traitance en cascade qui alimente la confection des grands magasins. Au cœur de cette « question sociale » qui hante la fin du XIXe siècle, elle devient un des exemples à partir duquel les juristes de la Société d’études législatives envisagent le « contrat de travail » comme cadre juridique permettant d’imputer au donneur d’ordre principal la qualité d’« employeur ». À partir des années 1910, la midinette ne se définit plus seulement comme la charmante ouvrière que l’on voit déjeuner dans les espaces publics, ou la participante du joyeux cortège des catherinettes. Les cortèges qu’elle fréquente sont ceux de grévistes revendiquant une amélioration de leurs conditions de travail. De la Première guerre au Front populaire, les couturières à domicile apparaissent alors comme les héroïnes d’une épopée ouvrière oubliée, contribuant à des avancées aussi remarquables que l’extension des conventions collectives. |
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