Comment les forces d'opposition revendiquaient-elles le pouvoir ? L'intifâda en Irak en 1952

En novembre 1952, de vastes manifestations prennent place à Bagdad puis s’étendent aux principales villes irakiennes. Ces journées d’émeutes sont rapidement appelées «  Intifâda ». Elles s’inscrivent dans une certaine continuité de la geste protestataire, quatre ans après le déroulement de la Wathb...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Rey, Matthieu
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2013
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:En novembre 1952, de vastes manifestations prennent place à Bagdad puis s’étendent aux principales villes irakiennes. Ces journées d’émeutes sont rapidement appelées «  Intifâda ». Elles s’inscrivent dans une certaine continuité de la geste protestataire, quatre ans après le déroulement de la Wathba. Il s’agit ici de restituer les dynamiques multiples qui prennent place dans les émeutes de novembre 1952, tout en proposant, par la comparaison à d’autres épisodes d’émeutes, un tableau des motifs communs ou propres de ce mode de contestation. Pourquoi et comment des populations entrent-elles en lutte ? Quelle place la violence prend-elle ? En quoi son usage définit-il un trait particulier du déroulement des événements de novembre 1952 ? À travers une interrogation historique et sociologique, il est possible de préciser le répertoire d’actions et les acteurs de l’espace public irakien au début des années 1950. Par ailleurs, le recours à l’émeute doit être situé au sein des modalités du dialogue politique. La place de groupements politiques légaux ou illégaux dans la rue et leur usage de la violence s’inscrivent largement dans une volonté de se rendre visible au pouvoir, qui, en retour, utilise des modes de coercition ou de négociation pour répondre et arrêter le processus émeutier. Cette dimension paraît essentielle pour rendre compte de la dimension politique présente au cœur de l’émeute et comprendre comment cette dernière appartient à un ensemble d’interactions entre les autorités, les groupements politiques et les différents acteurs mobilisés.