L'espace et le temps quotidiens comme enjeu politique
La sociologie courante n’accorde de visibilité aux individus qu’au moment de leur appartenance à des institutions et à des organisations. Au contraire, chez Henri Lefebvre, le syntagme « vie quotidienne » désigne la continuité de ce qui est vécu par les individus singuliers en dehors des périodes de...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2013
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La sociologie courante n’accorde de visibilité aux individus qu’au moment de leur appartenance à des institutions et à des organisations. Au contraire, chez Henri Lefebvre, le syntagme « vie quotidienne » désigne la continuité de ce qui est vécu par les individus singuliers en dehors des périodes de contrainte spécifique. Aussi, « la rue » représente-t-elle la continuité de notre vie sociale en rendant manifestes les multiples temporalités qui la traversent. Les lieux qui rassemblent marchands et acheteurs se métamorphosent en espace politique. L’urbain quotidien est un terrain d’affrontement entre rythmes routiniers, rassurants à certains égards, et élans collectifs de bouleversement social et politique. Les temporalités urbaines se font entendre à travers les bruits de la ville. Les pouvoirs religieux et politiques tentent de les dominer en imposant à la vie quotidienne l’ordre de leur calendrier et en marquant le temps urbain par les symboles sonores qui leur sont propres. |
|---|