Colonialisme, internationalisation, démocratie...
Les théories traditionnelles de la démocratie décrivent ce régime comme celui qui rassemble et unifie un peuple. Un tel mode de gouvernement passe pour applicable à toutes les nations. Si donc des pays nouveaux, sortis du colonia-lisme, ou suscités par l’expansion européenne, n’adoptent pas le systè...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2010
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les théories traditionnelles de la démocratie décrivent ce régime comme celui qui rassemble et unifie un peuple. Un tel mode de gouvernement passe pour applicable à toutes les nations. Si donc des pays nouveaux, sortis du colonia-lisme, ou suscités par l’expansion européenne, n’adoptent pas le système repré-sentatif, ce ne peut être que l’effet d’un abus de pouvoir, une fraction du peuple dominant les autres, ou une élite menant une politique aveugle. Cette conception apologétique manque tout à la fois de cohérence, et de base empirique. Les nations anciennes se sont constituées par la violence et le commerce, qui créent entre les personnes des intérêts communs et des dissensions, et non comme accomplissement d’un projet collectif. La démocratie obéit à des conditions sociales précises : elle implique un pouvoir unique, qui n’a pas d’autres limites que celles qu’il se fixe lui-même. En s’interdisant de régler rigoureusement les objectifs et les moyens de dispositifs de travail, l’État insère l’économie nationale dans l’espace international des échanges. Les nations nouvelles se trouvent ainsi au centre de contradictions insolubles, et obligées de constituer à contretemps des États de type ancien au moment même où les pays dominants entrent dans une nouvelle étape de leur mondialisation. |
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