Travail, valeur et monnaie : dépoussiérage des catégories marxiennes appliquées à la sphère non marchande
RésuméDans le contexte de délégitimation dont sont victimes les dépenses publiques pour cause de mondialisation de l’économie, le présent texte propose une réfutation logique de l’idée selon laquelle les services non marchands seraient financés par un prélèvement effectué sur une base existant préal...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2009
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | RésuméDans le contexte de délégitimation dont sont victimes les dépenses publiques pour cause de mondialisation de l’économie, le présent texte propose une réfutation logique de l’idée selon laquelle les services non marchands seraient financés par un prélèvement effectué sur une base existant préalablement. Il s’écarte donc tant de la vision libérale que de la vision marxiste traditionnelle, l’une expliquant que les prélèvements obligatoires se font au prix d’une ponction sur l’activité privée, l’autre sur une part de la plus-value produite dans le secteur marchand. En partant d’une définition du travail productif en relation avec les rapports sociaux et d’une généralisation de la notion keynésienne d’anticipation, il s’agit de montrer que les services publics non marchands ont une valeur monétaire non marchande qui n’est pas ponctionnée et détournée mais qui est produite. Le travail effectué au sein des services publics ne s’échange pas contre du capital, mais il s’échange contre du revenu qui est produit à la suite d’une décision collective anticipant l’existence de besoins collectifs. En somme, c’est la dépense publique qui contribue à engendrer l’impôt via le revenu que l’activité publique crée et non l’inverse. Nous en déduisons une nouvelle conception de la richesse sociale. |
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