Les « savoir-être », un angle mort des débats sur la compétence
Résumé En nous appuyant sur l’étude d’une vingtaine de « chantiers compétences » mis en place dans le secteur industriel, nous mettons en évidence les grandes lignes d’un nouveau mode de rationalisation du travail : celui de la rationalisation de la subjectivité. Au-delà d’une analyse de la « logiqu...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2007
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Résumé
En nous appuyant sur l’étude d’une vingtaine de « chantiers compétences » mis en place dans le secteur industriel, nous mettons en évidence les grandes lignes d’un nouveau mode de rationalisation du travail : celui de la rationalisation de la subjectivité. Au-delà d’une analyse de la « logique compétence » comme mode d’organisation, notre regard se porte sur les réactions des salariés de fabrication. Ces dernières qui vont de la « simulation contrainte » au « retrait », en passant par l’« adhésion positive » et l’« adhésion négative », ne remettent pas fondamentalement en cause ce mode de rationalisation. Bien au contraire, ce modèle d’organisation des entreprises tend à contrôler et à utiliser le travail et surtout le travailleur sous des formes renouvelées. Les notions de « compétence relationnelle », « d’aptitude » et de « savoir-être » semblent devenir les axes forts de cette nouvelle gestion des salariés. Afin de dépasser le discours naturalisant qui fait reposer sur le seul individu ces nouvelles exigences, il nous semble nécessaire de construire des repères collectifs et objectivables aux compétences dites relationnelles.
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