Le Citoyen et l'Étranger
Immigrés, sans-papiers, des travailleurs en deçà de la citoyenneté La figure du sans-papiers est paradoxale. Il est le « sans », caractérisé par « l’exclusion » dont il est l’objet, mais il est aussi un travailleur sur lequel reposent en partie des pans entiers de l’économie, tout au moins dans cert...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2006
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Immigrés, sans-papiers, des travailleurs en deçà de la citoyenneté
La figure du sans-papiers est paradoxale. Il est le « sans », caractérisé par « l’exclusion » dont il est l’objet, mais il est aussi un travailleur sur lequel reposent en partie des pans entiers de l’économie, tout au moins dans certains secteurs. Et il exprime aussi fortement le désir d’accès à la citoyenneté grâce aux papiers dont il est demandeur. L’article tente d’éclaircir cette apparente contra-diction, à travers une double approche, sociologique et juridique. Cette dernière s’inscrit en faux contre la notion ambiguë de « zone de non-droit », dans la me-sure où le droit, qui a vocation à enserrer l’ensemble du corps social, ne saurait ignorer totalement les sans-papiers, aussi bien dans ses dispositions répressives, bien sûr, que dans son aspect protecteur. La question qui se pose est à cet égard celle de l’effectivité des droits. L’approche sociologique met l’accent sur la domi-nation que subissent des personnes qui, mises à contribution pour la production de biens et de services à moindre coût, sont avant tout soumises à des conditions de flexibilité maximales et bénéficient à ce titre de tolérances de fait, à propor-tion des services qu’elles rendent. Pour accéder quand même à une forme de « citoyenneté de résidence », les sans-papiers, comme beaucoup de travailleurs « jetables », doivent passer par l’engagement collectif. |
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