Le refus de l'amnistie des « années de plomb ».
Résumé L’historicisation de la guerre 1943-1945 induite par l’amnistie Togliatti s’apparenta plus à un déni de la guerre civile qu’à une véritable refondation politique démocratique. De fait, le conflit entre fascistes et communistes se perpétuera de manière souterraine durant la guerre froide avant...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2006
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Résumé
L’historicisation de la guerre 1943-1945 induite par l’amnistie Togliatti s’apparenta plus à un déni de la guerre civile qu’à une véritable refondation politique démocratique. De fait, le conflit entre fascistes et communistes se perpétuera de manière souterraine durant la guerre froide avant de se rallumer au cours de la décennie 1969-1978 lorsque le PCI fut sur le point d’accéder démocratiquement au pouvoir. Le déni dont fait aujourd’hui l’objet l’ampleur du mouvement social des « années de plomb » ne ferait ainsi que redoubler celui qu’avait introduit l’amnistie Togliatti. La gauche, incapable de faire retour sur sa propre violence, refusa l’idée qu’il y ait eu en Italie une guerre civile, puis un vaste mouvement social qui réveillait l’ancien conflit entre fascistes et anti-fascistes. Loin de suturer les plaies des différentes parties en lutte, ce déni permit peut-être à la jeune démocratie italienne de s’affirmer, mais rendit toute véritable réconciliation impossible comme le prouve aujourd’hui encore l’âpre conflit des mémoires qui oppose aussi bien les politiciens que les historiens italiens.
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