Sphère publique, sphère politique : le cas des associations de femmes en Mongolie
Résumé Jürgen Habermas démontre comment, par l’appropriation de l’espace public, un sujet politique — le bourgeois — peut s’approprier l’espace politique. Ce n’est pourtant pas le cas pour les femmes. L’analyse de leur investissement de l’espace public en Mongolie permet d’apporter quelques éléments...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2006
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Résumé
Jürgen Habermas démontre comment, par l’appropriation de l’espace public, un sujet politique — le bourgeois — peut s’approprier l’espace politique. Ce n’est pourtant pas le cas pour les femmes. L’analyse de leur investissement de l’espace public en Mongolie permet d’apporter quelques éléments de compréhension.On comprend tout d’abord que les révolutions successives — soviétique puis démocratique — n’ont pas bouleversé l’ordre des rapports sociaux de sexe, les femmes restant socialement assignées à la sphère privée. On comprend aussi que dans la pratique sociale, elles investissent différentes aires de l’espace public, comme les marchés, les associations et même les médias. Mais on comprend aussi qu’elles restent prises dans le piège de leur « catégorie femmes » qu’elles tentent de valoriser, seul argument que leur laisse avancer la sphère virile politique. Ce qui étouffe alors leur véritable rôle citoyen, celui-là même dont on pourrait penser qu’il leur permettrait l’accès à la sphère politique.
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