Les paroles implicites : l’absence de complément direct dans les formulations avec dire
Il est généralement admis (Harris 1976 ; Bourmayan 2013) que ce qui est peu informatif ou indéfini peut être réduit ou supprimé sans dommage pour la communication (J’attends que Max arrive → J’attends Max). Or les expressions formulaires, qui constituent un commentaire de l’énonciateur sur une situ...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2015
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Il est généralement admis (Harris 1976 ; Bourmayan 2013) que ce qui est peu informatif ou indéfini peut être réduit ou supprimé sans dommage pour la communication (J’attends que Max arrive → J’attends Max). Or les expressions formulaires, qui constituent un commentaire de l’énonciateur sur une situation ou sur des propos, sont souvent réduites (Fónagy 2006). Celles en dire, notamment, révèlent des propriétés de rection affaiblies, le complément d’objet direct étant souvent absent ( Je te dis pas, Je voudrais pas dire, Il n’y a pas à dire, etc.). La typologie des compléments omis recoupe partiellement celle de Giry-Schneider (1994) et met en évidence de surcroît des exclamatives indirectes et des compléments pronominaux. Au-delà de l’étude syntaxique, l’objectif est de voir jusqu’à quel point l’omission d’un complément perturbe ou non l’information. Un cadre polyphonique vient éclairer le signifié de quelques expressions.
Mots-clés : complémentation, constituant inarticulé, formulations, objet implicite, polyphonie, verbes de parole |
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