Les noms relationnels de type humain

Cet article est consacré à l’étude des N d’humain en relation interpersonnelle (e.g. frère, avocat, ennemi). Nous défendons l’idée que ces noms relationnels ne forment pas une classe homogène en termes de dépendance sémantique entre le N et son argument humain, et que le degré de dépendance est l...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Barque, Lucie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2015
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article est consacré à l’étude des N d’humain en relation interpersonnelle (e.g. frère, avocat, ennemi). Nous défendons l’idée que ces noms relationnels ne forment pas une classe homogène en termes de dépendance sémantique entre le N et son argument humain, et que le degré de dépendance est lié, entre autres, au type de relation en jeu : les noms qui mettent en jeu une relation de réciprocité (e.g. ami, cousin) impliquent une dépendance plus forte que ceux qui mettent en jeu une relation hiérarchique (e.g. patron, grand-père). Pour le montrer, nous étudions les N d’humain en relation interpersonnelle dans deux environnements où ils apparaissent sans complément : nu en position attributive (X est N) et dans un groupe nominal indéfini (X a parlé avec un N). On observe que les N d’humain fortement dépendants n’entrent pas dans la première construction, et qu’ils ont une interprétation particulière (uniquement relationnelle) dans la seconde.