Entre société et famille : un louche refus ?

Kant et Platon analysent les rapports entre désir et plaisir d’une manière remarquablement proche. Chez Kant, tout désir est nécessairement soit l’effet d’un plaisir – désir pathologique – soit, dans le cas du désir proprement pratique, la cause d’un plaisir très particulier : le sentiment de respec...

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書誌詳細
第一著者: Lebrun, Jean-Pierre
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2001
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Kant et Platon analysent les rapports entre désir et plaisir d’une manière remarquablement proche. Chez Kant, tout désir est nécessairement soit l’effet d’un plaisir – désir pathologique – soit, dans le cas du désir proprement pratique, la cause d’un plaisir très particulier : le sentiment de respect, « satisfaction négative » indissolublement lié à une douleur et qui suscite un intérêt à persévérer dans nos efforts vers la moralité. Platon s’accorde avec Kant pour considérer que tout désir d’un objet quelconque est désir du plaisir suscité dans le sujet par l’existence de cet objet, et il fait lui aussi droit à un désir pour la déterminité, la loi et l’ordre qui suscite un plaisir à titre de conséquence. Mais à la différence de Kant, ce plaisir est selon lui pur de toute peine, et s’identifie en définitive au bonheur lui-même – ce qui d’un point de vue kantien apparente la position platonicienne à un « fanatisme moral » qui prétend nous faire atteindre l’idéal de la sainteté.