Spinoza et Averroès : un intellect impersonnel ?

L’article vise à montrer qu’on retrouve l’héritage de l’averroïsme dans la théorie de l’intellect telle que l’élabore Spinoza dans l’Éthique. Premièrement, la conception d’un intellect séparé de l’existence du corps s’inscrit dans la tradition averroïste. Cette analyse permet d’éclairer sous un jour...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Zappulla, Mélanie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2026
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:L’article vise à montrer qu’on retrouve l’héritage de l’averroïsme dans la théorie de l’intellect telle que l’élabore Spinoza dans l’Éthique. Premièrement, la conception d’un intellect séparé de l’existence du corps s’inscrit dans la tradition averroïste. Cette analyse permet d’éclairer sous un jour nouveau la théorie spinozienne de l’union de l’âme et du corps et le statut particulier de l’intellect. Deuxièmement, Spinoza soutient aussi une thèse forte de l’unité de l’intellect qui apparaît conforme à la théorie que développe Averroès dans le Grand commentaire du De anima. Dans la pensée de Spinoza, l’intellect apparaît comme possédant une nature impersonnelle à l’échelle de l’espèce humaine dans la mesure où il s’inscrit dans une communauté de « modes éternels de penser » (EVP40S). L’article permet d’établir que la théorie de l’intellect dans la partie V de l’Éthique s’inscrit dans la tradition averroïste, et rompt ainsi avec la philosophie de Descartes au sens où il promeut un « décentrement du sujet » (J. Jolivet) de la pensée qui va à rebours de la théorie cartésienne de l’ego.