La Maladie d’amour et ses remèdes. De rerum natura IV, v. 1037-1287

Le chant IV se termine par un long texte (250 vers) qui traite à la fois de la nature de l’amour et du danger que celui-ci représente au point de vue éthique. En conclusion, Lucrèce concède toutefois qu’une forme de bonheur peut être trouvée dans une vie de couple de type marital. En quoi ce texte s...

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Bibliografski detalji
Glavni autor: Gigandet, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2025
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Le chant IV se termine par un long texte (250 vers) qui traite à la fois de la nature de l’amour et du danger que celui-ci représente au point de vue éthique. En conclusion, Lucrèce concède toutefois qu’une forme de bonheur peut être trouvée dans une vie de couple de type marital. En quoi ce texte se rattache-t‑il à la théorie des simulacres, objet majeur du chant ? En ce que la passion amoureuse repose sur une illusion, dont une physique appuyée sur la considération des simulacres peut rendre raison. Avec l’amour, c’est donc toute la lignée de l’érotique platonicienne qui se trouve congédiée au profit exclusif de l’amitié. La fin du texte laisse au lecteur de Lucrèce le soin d’évaluer le sens et le poids éthiques d’une relation hétérosexuelle stable. Certains interprètes, dont Martha Nussbaum, ont voulu y voir une solution de la question sexuelle conforme aux principes de l’éthique épicurienne. Les éléments d’une théorie de la socialisation et de la civilisation introduits au chant suivant, cependant, imposent de modérer ce jugement.