La perception mentale : l’art combinatoire de Lucrèce (IV, v. 722-824 et v. 962-1036)

Selon Lucrèce, les images à l’origine de la vision mentale diffèrent de celles qui forment la vision sensorielle, différence qui n’est pas attestée ailleurs dans le corpus épicurien tel qu’il subsiste. La nature spécifique de ces images ou « simulacres » ne fait pas l’objet d’une théorie mais on la...

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Kany-Turpin, José
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2025
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beskrivelse
Summary:Selon Lucrèce, les images à l’origine de la vision mentale diffèrent de celles qui forment la vision sensorielle, différence qui n’est pas attestée ailleurs dans le corpus épicurien tel qu’il subsiste. La nature spécifique de ces images ou « simulacres » ne fait pas l’objet d’une théorie mais on la découvre à partir de modèles surprenants, ainsi les spectres et les Centaures. Nous nous demanderons dans quelle mesure ce choix a infléchi l’argumentation générale, puis nous examinerons notamment la conjugaison entre l’esprit (animus) et les simulacres des choses, « sortes de membranes détachées de la surface des corps ». Diverses combinaisons de simulacres résolvent les problèmes que pose leur caractère discontinu. Aux explications mécaniques de la perception mentale présentées dans la première section succède (v. 962-1036) une étiologie des rêves centrée sur la correspondance entre ceux-ci et certaines activités diurnes qualifiées en fonction de l’intention du sujet ; sa responsabilité à l’égard du type d’images qu’il perçoit est mise en évidence dans le cadre d’une classification épicurienne des désirs.