Pensée singulière et conception normative de l’accointance
Dans cet article, je discute l’option théorique envisagée par Recanati dans Mental Files pour rendre compatibles deux affirmations potentiellement contradictoires : l’affirmation selon laquelle l’accointance est une condition nécessaire de la pensée singulière et l’affirmation que nous avons des pe...
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| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2019
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dans cet article, je discute l’option théorique envisagée par Recanati dans Mental Files pour rendre compatibles deux affirmations potentiellement contradictoires : l’affirmation selon laquelle l’accointance est une condition nécessaire de la pensée singulière et l’affirmation que nous avons des pensées singulières ( i.e. portant sur des particuliers en tant que particuliers) sans accointance. Cette option théorique s’appuie sur une interprétation normative de la contrainte d’accointance. Je montre qu’elle n’est pas viable en l’état, d’abord, parce que la norme à laquelle sont soumises les pensées singulières des utilisateurs de noms descriptifs n’ont pas, dans ce cadre, de conditions de satisfaction (déterminées) ; ensuite parce que le genre de simulation mentale qu’implique l’exploitation de cette norme y est décrit à tort comme une « retombée locale dans la fiction » ; enfin, parce que l’approche simulationniste laisse le problème des conditions de satisfaction de la norme d’accointance dans le temps sans réponse. |
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