Compte rendu

Dans l’Allemagne du xixe siècle, l’édition intégrale du Corpus aristotelicum de l’Académie des sciences de Berlin constitue la condition ayant rendu historiquement possible le « retours à Aristote », dont l’une des figures majeures est sans doute A. F. Trendelenburg. Suivant comme fil conducteur l...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Couzinet, Marie-Dominique
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2018
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Dans l’Allemagne du xixe siècle, l’édition intégrale du Corpus aristotelicum de l’Académie des sciences de Berlin constitue la condition ayant rendu historiquement possible le « retours à Aristote », dont l’une des figures majeures est sans doute A. F. Trendelenburg. Suivant comme fil conducteur les rapports grammaticaux inhérents aux différentes parties de la proposition, Trendelenburg, le premier, s’engage à démontrer l’ordre sous-jacent au nombre des catégories, laissé pourtant indéterminé par Aristote. Le but est, pour l’essentiel, de découvrir le point de contact originaire entre la pensée, le langage et l’être, en opposition frontale aux résultats de l’idéalisme allemand. C’est donc le lien entre logique et métaphysique qui est au centre de l’exégèse philosophique que Trendelenburg livre aux pages de l’ Aristoteles Kategorienlehre en 1846, sur laquelle nous portons notre attention afin de rétablir les lignes directrices d’un projet dont l’originalité a souvent été confinée aux hypothèses prétendument improductives d’une grammaire spéculative ou délaissée en faveur d’autres épigones du lignage aristotélicien – de Brentano à Heidegger.