Présentation
L’argument dominateur de Diodore Kronos, mêlant nécessité, contingence et temps, a fait couler beaucoup d’encre de l’antiquité à nos jours, mais suite aux démonstrations logiques d’incompatibilité publiées par Arthur Prior en 1967 et par Jules Vuillemin en 1984 et 1997, la polémique quant à sa valid...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2016
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’argument dominateur de Diodore Kronos, mêlant nécessité, contingence et temps, a fait couler beaucoup d’encre de l’antiquité à nos jours, mais suite aux démonstrations logiques d’incompatibilité publiées par Arthur Prior en 1967 et par Jules Vuillemin en 1984 et 1997, la polémique quant à sa validité semblait définitivement tranchée. Dans un premier temps, nous répondons au souhait de Jules Vuillemin en créant une logique modale temporelle adaptée à la formalisation des principes de l’aporie et correspondant à la perception humaine du monde. Cette logique, basée sur une double indexation temporelle, une règle d’inférence et trois axiomes liés au temps et aux modalités aléthiques, nous permet dans un second temps d’interroger l’exactitude des démonstrations d’incompatibilité et de constater qu’aucune d’entre elles ne parvient réellement à prouver que l’aporie en est bien une. Dans le cas d’Arthur Prior, le problème ne vient pas des opérateurs temporels eux-mêmes, mais d’une confusion temporelle induite par l’imprécision du formalisme utilisé ; dans le cas de Jules Vuillemin, le problème vient de l’utilisation du principe de l’expansion diachronique de la nécessité qui, malgré son évidence intuitive, est fautif dans un contexte contingent. Diverses considérations nous amènent enfin à conclure que toute recherche d’incompatibilité est vaine parce que l’aporie n’en a jamais été une. |
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