L’exception mathématique

L’Archéologie du savoir déploie dans son introduction un programme très général d’analyse des discours placé sous le double héritage de la « nouvelle histoire » et de l’épistémologie historique de tradition française. Pourtant dans le dernier chapitre, nous apprenons que l’approche archéologiqu...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Rabouin, David
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2015
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:L’Archéologie du savoir déploie dans son introduction un programme très général d’analyse des discours placé sous le double héritage de la « nouvelle histoire » et de l’épistémologie historique de tradition française. Pourtant dans le dernier chapitre, nous apprenons que l’approche archéologique ne peut pas atteindre les « sciences ». Tout au plus s’intéresse-t-elle aux différents « seuils » à travers lesquels les sciences émergent éventuellement du « savoir » – avec une exception toutefois : « Il n’y a sans doute qu’une science pour laquelle on ne puisse distinguer ces différents seuils ni décrire entre eux un pareil ensemble de décalages : les mathématiques ». Dans cet article, je voudrais étudier ce statut d’exception des mathématiques comme symptôme d’un pas que Foucault n’a pas voulu franchir. La chose est d’autant plus troublante que la communauté des historiens des mathématiques offrit une oreille attentive à L’Archéologie du savoir. Je rappellerai les conditions de cette réception et ses prolongements dans les recherches actuelles. J’indiquerai ensuite la pertinence du programme d’une archéologie des mathématiques aujourd’hui.