Gianni Paganini, Skepsis, Le débat moderne sur le scepticisme, Paris, Vrin, « De Pétrarque à Descartes », 2008, 432 p.
RésuméParadoxalement, l’interprétation des Pensées de M. Pascal par Jean-Jacques Rousseau montre sa fécondité philosophique au lieu de l’écart maximal entre les deux penseurs : « injuste en soi » selon Pascal, « toujours bon » selon Rousseau, c’est pourtant l’amour de soi constitutif du « moi huma...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2011
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméParadoxalement, l’interprétation des Pensées de M. Pascal par Jean-Jacques Rousseau montre sa fécondité philosophique au lieu de l’écart maximal entre les deux penseurs : « injuste en soi » selon Pascal, « toujours bon » selon Rousseau, c’est pourtant l’amour de soi constitutif du « moi humain » dans les Pensées morales éditées par Port-Royal que Rousseau accueille et cultive en en inversant l’appréciation axiologique. Lu par Rousseau, Pascal n’est pas Fénelon ; il n’est pas non plus Nicole ; et à sa suite, l’on doit le lire en deçà de la distinction, si ordinaire aux moralistes, du bon amour de soi et du mauvais amour-propre. Rousseau nous y invite du moins, retenant de ces pensées que seul l’amour de soi porte à se connaître, c’est-à-dire à connaître le principe qui nous anime. En conséquence, seule la connaissance du principe d’union en quoi consiste, en son fond, « l’amour que l’on se doit à soi-même » porte à régler l’amour de soi constitutif de la modalité juste du moi, autrement dit celle du « moi commun ». |
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