Qu'est-ce qu'un individu ?

Qu’est-ce qu’un individu ? Dans la discussion qui se poursuit parmi les spécialistes plotiniens sur les Formes d’individus, l’âme non descendue et le moi, la notion d’individualité est d’habitude considérée comme acquise. Le but de cet article est de montrer que Plotin soumet cette notion à une véri...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Tornau, Christian
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2009
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Qu’est-ce qu’un individu ? Dans la discussion qui se poursuit parmi les spécialistes plotiniens sur les Formes d’individus, l’âme non descendue et le moi, la notion d’individualité est d’habitude considérée comme acquise. Le but de cet article est de montrer que Plotin soumet cette notion à une vérification rigoureuse. Dans le monde intelligible, l’individualité n’est pas incompatible avec l’universalité, car chaque individu intelligible est « un-et-multiple », exactement comme l’Intellect universel lui-même. Cette compréhension plutôt platonicienne, anti-aristotélicienne, permet à Plotin d’expliquer l’immortalité personnelle – soit la persistance de l’âme de Socrate en tant que telle après la mort – en situant le principium individuationis des âmes dans l’Intellect lui-même (IV, 3[27], 5). Nos vrais mois, ou âmes individuelles non descendues, qui restent toujours dans l’intelligible et qui ont une connaissance totalement noétique, sont unies entre elles, avec les Formes et l’Intellect comme une totalité, tout en conservant leur individualité totale ; Plotin suggère même qu’elles soient des Formes (VI, 5 [23], 7). Rien ne prouve que Plotin distingue clairement les Formes des âmes non descendues, comme le prétendent certains savants. L’individualité empirique, qui exclut strictement l’unité avec les autres et avec le tout, est une forme insuffisante d’individualité qui appartient au monde sensible ; ses critères, ou plutôt ses limitations, ne sont pas valables pour la vraie individualité intelligible, ni pour le vrai moi.