Pour une métaphysique de la présence

Pour une métaphysique de la présence Résumé — 1 / Par « métaphysique » j’entends, d’accord avec la tradition, la réflexion philosophique sur l’être en tant que tel, sur la totalité de ce qui est, et, par suite éventuellement, sur ce qui est au-delà de l’être – à savoir, le divin. 2 / C’est dans le d...

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Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Huber, Gerhard
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2008
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Pour une métaphysique de la présence Résumé — 1 / Par « métaphysique » j’entends, d’accord avec la tradition, la réflexion philosophique sur l’être en tant que tel, sur la totalité de ce qui est, et, par suite éventuellement, sur ce qui est au-delà de l’être – à savoir, le divin. 2 / C’est dans le domaine du rapport quotidien qui relie l’homme avec le monde qu’on trouve les manifestations les plus riches de l’être, à condition que la réflexion soit capable de les déceler. 3 / L’essence de ce rapport dans son unité intégrale et originaire est ce que j’appelle présence, qui est à la fois présence du monde pour l’homme et présence de l’homme dans le monde dont il est une partie – rapport réciproque ontologique et gnoséologique. 4 / Les structures de la présence sont celles de l’espace et du temps vécus avec leurs perspectives et horizons, et centrées dans le hic et nunc du corps humain. 5 / La fonction ontologique de la mémoire consiste en une représentification du passé dont le souvenir fait directement partie du présent vécu. 6 / Parallèlement à cette antériorité temporelle, il y a une antériorité de l’ apriori eidétique par rapport à l’apparaître du phénomène ; celui-ci est déterminé dans son essence par le quid qui le transcende d’une manière atemporelle (to ti ên einai). 7 / Le problème du sens de l’être se pose à partir de la finalité de l’action humaine, qui est l’élément proprement intégratif de la présence. L’aspect contingent de l’action (elle pourrait ne pas être ou être autrement) signale une absence de signification, tandis que c’est de la part de la détermination eidétique du but de l’action que lui accroît un supplément de sens relatif et provisoire. 8 / Dans la présence même il y a toujours de l’absence. C’est là qu’est enraciné le dynamisme de la réalité relationnelle aussi bien que la transcendance de l’absolu. 9 / En suivant d’une certaine manière le principe de la théologie négative (apophatique), il est – sous réserve du paradoxe – philosophiquement possible d’affirmer la transcendance absolue du divin qui est de même immanence absolue.10 / Repenser la dimension religieuse de l’existence humaine pourrait être une tâche importante pour la philosophie contemporaine.