Aux limites de la volonté générale : silence, exil, ruse et désobéissance dans la pensée politique de Rousseau
Résumé — En réaction contre la diversité frappante des interprétations du concept de volonté générale chez Rousseau, cet article – qui entend aussi contribuer à cette interprétation – défend une lecture procédurale de la volonté générale qui serait donc le produit d’un vote majoritaire de l’assembl...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 语言: | Français |
| 出版: |
2008
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| 在线阅读: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 总结: | Résumé — En réaction contre la diversité frappante des interprétations du concept de volonté générale chez Rousseau, cet article – qui entend aussi contribuer à cette interprétation – défend une lecture procédurale de la volonté générale qui serait donc le produit d’un vote majoritaire de l’assemblée ; il montre comment certains des passages du livre IV du Contrat social qui semblent se prêter le moins à cette interprétation peuvent cependant y être entièrement intégrés ; contre l’idée que la volonté générale pourrait d’une certaine manière se déduire d’une conception du « bien commun » des citoyens, l’article montre que Rousseau considère globalement que c’est le vote des citoyens qui donne son contenu à l’idée de bien commun. Une partie de la littérature récente consacrée à Rousseau attire l’attention sur les épisodes où les citoyens pourraient ne pas ressentir subjectivement la volonté générale comme l’expression de leur liberté. En réponse à cette difficulté, souvent présentée comme un problème de dissidence politique, l’article soutient qu’aucune solution à ce problème qui se situerait au niveau de la théorie abstraite n’est convaincante ; la pensée politique de Rousseau fournit cependant un certain nombre de ressources qui nous aident à comprendre les différentes options qui s’offrent au dissident dans une république bien ordonnée. La triade classique de Stephen Dedalus – « silence, exil et ruse » – est une manière de nommer trois de ces solutions. L’article se conclut par quelques brèves remarques consacrées aux perspectives que nous ouvre la pensée de Rousseau sur la question de la désobéissance civile. |
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