Aristote au XIXe siècle, édité par Denis Thouard, Cahiers de philologie, vol. 21 (série « Apparat critique »), Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2004.
La théorie politique élaborée par Hobbes dans le Léviathan substitue le schème de la représentation à celui de l’Incarnation, hérité de saint Paul et saint Jean, qui avait permis jusqu’alors de penser l’unité d’une communauté. Ainsi, c’est moins l’extension politique du christianisme qui est affect...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2007
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La théorie politique élaborée par Hobbes dans le Léviathan substitue le schème de la représentation à celui de l’Incarnation, hérité de saint Paul et saint Jean, qui avait permis jusqu’alors de penser l’unité d’une communauté. Ainsi, c’est moins l’extension politique du christianisme qui est affectée par cette substitution que sa nature même. L’objet de cet article est de le montrer à travers le cas privilégié de la Trinité, figure protypique de la « communauté » (koinonia). En redéfinissant la notion de personne à partir de la représentation, Hobbes défait la figure traditionnelle de la périchorèse et rend impossible de conceptualiser le dogme trinitaire. L’obstacle théorique qu’il place au cœur de la Trinité est ici examiné dans son impact sur la controverse socinienne des années 1690, chez William Sherlock, Robert South et John Wallis. Elle révèle alors de manière lumineuse l’état du christianisme après le tournant hobbesien. |
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