Personne divine, personne humaine selon Thomas d'Aquin : l'irréductible analogie
Il est communément porté au crédit de saint Thomas d’Aquin d’avoir renouvelé et enrichi la compréhension de la personne grâce à la notion jusqu’alors inédite de « relation subsistante ». Le présent article se propose de replacer cette découverte dans sa perspective propre, celle d’un théologien chré...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2007
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Il est communément porté au crédit de saint Thomas d’Aquin d’avoir renouvelé et enrichi la compréhension de la personne grâce à la notion jusqu’alors inédite de « relation subsistante ». Le présent article se propose de replacer cette découverte dans sa perspective propre, celle d’un théologien chrétien qui, sans prétendre épuiser conceptuellement un mystère reçu dans la foi, s’efforce néanmoins de rendre raison de la distinction réelle des personnes divines au sein de l’indivise Trinité. On examine d’abord comment saint Thomas a su reprendre, éclairer et nouer par intégrations successives chacun des éléments de la célèbre définition de la personne léguée par Boèce. On est alors en mesure de suivre pas à pas la démarche d’analogie, aussi rigoureuse qu’audacieuse, qui permit à l’Aquinate de discerner, dans cette ratio commune et si humaine de la personne, l’éclat incomparable d’un nom divin. Mais, si l’on désire approcher de plus près le distinctif propre de la personne en Dieu, il n’est d’autre voie que de pénétrer dans la révélation trinitaire qui oblige et qui seule autorise à transcender la frontière du relatif et de l’absolu pour penser enfin, avec Thomas, la « relation comme subsistante », prérogative unique et bienheureux secret de la tripersonnalité divine. |
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