La fondation augustinienne de la personne

Le dépassement phénoménologique du substantialisme métaphysique devrait permettre aujourd’hui d’envisager une refondation de la notion de personne, laquelle s’était quelque peu immobilisée depuis Boèce. Sur ce nouvel horizon, le retour à la fondation première, celle d’Augustin, s’impose. Celui-ci es...

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Main Author: Cormier, Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2007
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Le dépassement phénoménologique du substantialisme métaphysique devrait permettre aujourd’hui d’envisager une refondation de la notion de personne, laquelle s’était quelque peu immobilisée depuis Boèce. Sur ce nouvel horizon, le retour à la fondation première, celle d’Augustin, s’impose. Celui-ci est le premier en effet, pour l’essentiel dans son traité de la Trinité, à avoir clairement pensé la personne (divine) comme relation et non comme substance. La réduction augustinienne de la personne (humaine) à l’ego ou à « l’homme intérieur » ouvre la possibilité d’ « analogies subjectives » avec la Trinité : pensée, amour, connaissance ; mémoire, intelligence, volonté. Cependant, la spéculation augustinienne trouve sa limite en échouant à penser une personne de chair – et, qui plus est, une telle personne comme « en relation ». Ce qui était relation en Dieu reste, en l’homme, substance pensante, seule face à son Dieu.