Un dilemme pour le contractualisme contemporain ?
L’un des attraits des théories contractualistes de Rawls et de T. M. Scanlon est l’attention qu’elles accordent aux plus démunis. Cependant nous pensons qu’une société bonne doit également contribuer au développement des biens culturels et sociaux. Dans cet article, nous envisageons les dilemmes du...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2006
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’un des attraits des théories contractualistes de Rawls et de T. M. Scanlon est l’attention qu’elles accordent aux plus démunis. Cependant nous pensons qu’une société bonne doit également contribuer au développement des biens culturels et sociaux. Dans cet article, nous envisageons les dilemmes du contractualisme confronté à ces deux composantes d’une société bonne. L’une des caractéristiques essentielles du contractualisme, par contraste avec l’utilitarisme, est l’accent que cette théorie met sur la perspective individuelle. Étant donné l’urgence des besoins des plus démunis, il pourrait sembler que la seule justification des biens sociaux réside dans un calcul consistant à additionner les avantages individuels, de sorte que la somme des bénéfices culturels l’emporte. Or nous montrons que le contractualisme scanlonien peut apporter une solution intuitivement acceptable à la justification des biens sociaux dans une perspective individualiste, sans être contraint pour autant à adopter un calcul utilitariste. |
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