La libération de l'otage
La pensée de Lévinas, du début jusqu’à la fin, est animée par le souci de libérer le moi du « mal de l’être » – c’est-à-dire, de l’expérience de l’être anonyme et irrémissible, sans fin ni commencement, que Lévinas nomme il y a. Dans les premiers ouvrages ( De l’existence à l’existant et Le temps...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2006
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La pensée de Lévinas, du début jusqu’à la fin, est animée par le souci de libérer le moi du « mal de l’être » – c’est-à-dire, de l’expérience de l’être anonyme et irrémissible, sans fin ni commencement, que Lévinas nomme il y a. Dans les premiers ouvrages ( De l’existence à l’existant et Le temps et l’autre), l’autofondation du sujet répond à ce souci, mais cette tentative de libération échoue en tant qu’elle condamne le sujet à la présence toujours présente de lui-même et à sa persévérance dans l’effort d’être. La notion de substitution que développera pleinement Autrement qu’être réussit là où la tentative des premiers ouvrages a échoué. La substitution dans la responsabilité libère la subjectivité mais, selon un paradoxe essentiel, la libère en la rendant otage de l’autre. Si la substitution dans la responsabilité est en effet l’événement de la subjectivation, comme le soutient Lévinas, alors il n’y a pas d’éthique sans libération et pas de libération sans éthique. |
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