Introduction : le problème du conflit
Cet article présente la conception hégélienne de la vie naturelle comme limite : la nature est la limite de l’esprit, et le vivant est une limite en soi. Examiné surtout dans l’animal, « vivre » équivaut à tracer les limites du vivant, dont on voit ainsi la plasticité fondamentale. La finitude du vi...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article présente la conception hégélienne de la vie naturelle comme limite : la nature est la limite de l’esprit, et le vivant est une limite en soi. Examiné surtout dans l’animal, « vivre » équivaut à tracer les limites du vivant, dont on voit ainsi la plasticité fondamentale. La finitude du vivant se traduit en une imagination purement sensible, qui se réalise dans la création d’un espace-temps singulier ; le sens qui dirige cette activité vise à reproduire une existence, non une forme, ce qui en fait plus un terme qu’un but de la téléologie animale. Or, si la nature vivante est la limite de l’esprit, peut-elle « surprendre » celui-ci ? Si la « surprise » dit l’apparition de l’inouï depuis la création libre, elle ne le peut pas, car la plasticité naturelle ne produit que la contingence de l’existence et de l’entendement. Mais la contingence ne soumet pas pour autant la nature intégralement à l’idée : en ce sens, la nature reste pour Hegel l’ « énigme » qui tient l’esprit en éveil. |
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